{"id":100,"date":"2006-10-24T11:15:46","date_gmt":"2006-10-24T11:15:46","guid":{"rendered":"http:\/\/mariechotek.com\/?p=100"},"modified":"2006-10-24T11:32:15","modified_gmt":"2006-10-24T11:32:15","slug":"Quatre ou cinq personnes diff\u00e9rentes","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/mariechotek.com\/?p=100","title":{"rendered":"Quatre ou cinq personnes diff\u00e9rentes"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\n<em>La vie se r&eacute;sume &agrave; une s&eacute;rie d&#39;&eacute;v&eacute;nement al&eacute;atoires, la moralit&eacute; est un leurre, il n&#39;y a que des illusions collectives, des actes de foi occasionnels et des sursauts de discipline int&eacute;ress&eacute;e qui emp&ecirc;chent les gens de s&#39;exploiter &agrave; longueur de journ&eacute;e. <\/em><br \/>\n&nbsp;<br \/>\nVoil&agrave; ce &agrave; quoi je pense en regardant madame Irma, en arrivant ce matin au boulot. Je l&#39;ai lu samedi apr&egrave;s-midi dans mon fauteuil tandis que le tombeur Peter disputait une partie d&#39;&eacute;checs endiabl&eacute;e avec Ernesto qui le traitait de nazi &agrave; chaque fois qu&#39;il perdait. Phrase extraite du <em>Vol du corbeau<\/em>, d&#39;Anne-Marie McDonald, et que je finis par savoir par c&oelig;ur &agrave; force de l&#39;avoir lue et de m&#39;&ecirc;tre demand&eacute;, est-ce vrai. Je regarde madame Irma, &eacute;v&egrave;nements al&eacute;atoires, leurre, illusions, sursaut, ce n&#39;est pas faux.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nMadame Irma, on a du lui ouvrir la bo&icirc;te noire et lui intervertir al&eacute;atoirement quelques fils et circuits, ce qui a aboutit &agrave; faire d&#39;une trag&eacute;dienne un tantinet rat&eacute;e, une cadre dynamique pas franchement r&eacute;ussie, si ce n&#39;est aux yeux du Roy&#8230; ce qui est l&agrave; l&#39;essentiel me direz-vous, avec actes de foi soudains (notre Devoir, les Artistes reconnaissants) et sursaut de discipline (r&eacute;fl&eacute;chissez y tous ensemble, vous voil&agrave; inform&eacute;s).\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tVous &ecirc;tes n&eacute;gative Marie, me dit madame Irma (pas &agrave; son sujet, au sujet de la R&eacute;forme digne de Calvin), vous voyez toujours le mal partout&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tC&#39;est parce que mon a&iuml;eule s&#39;est faite assassin&eacute;e dans sa vie, je lui r&eacute;torque. Ca m&#39;a boulevers&eacute;e, &ccedil;a me bouleverse encore.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tMarie, soupire madame Irma, la vie n&#39;est pas une trag&eacute;die, m&ecirc;me pas une com&eacute;die, c&#39;est juste une sorte de monopoly&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tOn me l&#39;a d&eacute;j&agrave; faite celle-l&agrave;, madame Irma, je grommelle, le coup du jeu, je veux dire.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\t&#8230; ou de partie d&#39;&eacute;checs g&eacute;ants&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nMadame Irma mime des pi&egrave;ces, hautes et lourdes. Le th&eacute;&acirc;tre n&#39;a pas tout &agrave; fait disparu en elle.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tMadame Irma, j&#39;insiste, j&#39;ai compris l&#39;id&eacute;e.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\t&#8230; une sorte d&#39;&eacute;quilibre permanent et en permanence d&eacute;stabilis&eacute; entre l&#39;offre et la demande&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tAl&eacute;atoire, vous voulez dire, je risque.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\t&#8230; sans v&eacute;ritablement de lois pr&eacute;cises, si ce n&#39;est qu&#39;il vous est fortement recommand&eacute; de vous ajuster &agrave; chaque nouvelle instabilit&eacute;&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tLa moralit&eacute; est une leurre quoi, je lui sugg&egrave;re.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\t&#8230; en cessant de vous poser sans cesse la question de l&#39;avant, de l&#39;apr&egrave;s&#8230; du bien, du mal&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tJe r&eacute;cuse cette id&eacute;e, proteste Saint Fran&ccedil;ois rest&eacute; silencieux jusqu&#39;&agrave; pr&eacute;sent. C&#39;est nous qui faisons de la vie ce que nous voulons&#8230; au sens, c&#39;est le regard que nous d&eacute;cidons de lui porter dessus qui donne son sens &agrave; chaque &eacute;v&eacute;nement.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tBof, je marmonne, ayant d&eacute;j&agrave; marre de cette discussion.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tJe connais ainsi un chien, qui a &eacute;t&eacute; abandonn&eacute; par son ma&icirc;tre, poursuit Saint Fran&ccedil;ois d&#39;Assise, tout aurait pu pousser cet animal &agrave; nourrir vis &agrave; vis des hommes une m&eacute;fiance, voire une tr&egrave;s fort hostilit&eacute; qui&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nBlabla. On &eacute;tait r&eacute;unis pour parler de notre avenir, l&#39;organigramme &eacute;tal&eacute; sous nos yeux. Je ne voyais pas ma place dans tout &ccedil;a mais on savait que normalement tous les pions resteraient sur l&#39;&eacute;chiquier. J&#39;ai repens&eacute; alors &agrave; cette &eacute;trange journ&eacute;e du samedi avec Peter.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nApr&egrave;s avoir termin&eacute; leur xi&egrave;me partie d&#39;&eacute;checs, Ernesto et Peter ont servi l&#39;ap&eacute;ritif, ils &eacute;taient d&eacute;j&agrave; plus qu&#39;imbib&eacute;s avec leurs grogs mais bon. Assis par terre, on a boulott&eacute; des olives et du chorizo tout en sifflant quelques bi&egrave;res. Aveline a appel&eacute;, sa chti m&egrave;re-grand avait plein de trucs pr&eacute;vus le dimanche, ski sur terrils, pr&eacute;paration du carnaval de Dunkerque, borderie s&eacute;raphique, confection de gaufres, que sais-je encore et elle avait aimablement sugg&eacute;r&eacute; &agrave; sa petite-fille de rentrer s&#39;emmerder toute seule sans elle &agrave; Paris. J&#39;ai invit&eacute; Aveline &agrave; passer, curieuse de voir ce qu&#39;elle penserait de l&#39;&eacute;trange Peter.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tVous avoir dr&ocirc;les Nanies I find, a remarqu&eacute; Peter, qui avait d&eacute;j&agrave; test&eacute; la m&egrave;re-grand bosniaque.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tBah, elles ont v&eacute;cu la guerre, a platement constat&eacute; Aveline en avalant une bi&egrave;re comme si elle revenait du d&eacute;sert. Ca les a fait un peu tomber sur la t&ecirc;te&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tNanie &agrave; moi aussi v&eacute;cu guerre, a expliqu&eacute; Peter, mais vraie nanie elle est.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tTu fais des progr&egrave;s en fran&ccedil;ais Peter, j&#39;ai pas pu m&#39;emp&ecirc;cher de remarquer, plus un seul english mot in your language&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tThank euh merci, a rougit Peter, I mean&#8230; grand-m&egrave;re &agrave; moi tr&egrave;s typical&#8230; cheveux blancs, en rond, sur t&ecirc;te&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tChignon&#8230; a souffl&eacute; Aveline.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tOui, that&#39;s it&#8230; confitures l&#39;&eacute;t&eacute;, hiver, conserves, tricot, belles histoires&#8230; m&ecirc;me si elle v&eacute;cut guerre avec indig&egrave;nes&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tQuels indig&egrave;nes? A demand&eacute; Ernesto qui pr&eacute;parait son arri&egrave;re-frigidaire pour la nuit (boulettes de fromage, sacs plastiques et journaux avec sopalin pour mieux dormir).\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nIl pensait &agrave; des Indiens. Il adore les Indiens.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tLes Hollandais, dit Peter comme on crache, qui ont tu&eacute; les Maoris, pour construire pays rien que pour eux&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tOriginal, je commente.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tFamille &agrave; moi maori, il y a longtemps, et grand-m&egrave;re &agrave; moi, maori, nous renseigne Peter, mais pas aigrie.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tAigrie? Je m&#39;&eacute;tonne. Qu&#39;est-ce que &ccedil;a vient faire l&agrave; dedans ?\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tT&#39;es maori toi? demande Aveline d&#39;un air incr&eacute;dule &agrave; Peter.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nPeter est tout blanc, le plus blanc de nous trois avec un qui est vert il est vrai. Il a les cheveux raides, rares et fins, de fines lunettes, un torse de f&oelig;tus arrach&eacute; au forceps avant terme&#8230; pas franchement le bel indig&egrave;ne brun et baraqu&eacute;, du moins, muscl&eacute;, qu&#39;on s&#39;attendrait &agrave; trouver. On a vraiment toujours du bol nous les filles.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tBefore&#8230; chuchote presque Peter, famille origines maoris, puis mon p&egrave;re a mari&eacute; femme maori, pour partie, par sa m&egrave;re, nanie &agrave; moi&#8230; moi h&eacute;rit&eacute; nature de mon p&egrave;re&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tQui est hollandais? Demande Aveline dans un m&ecirc;me chuchotement.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tFlamand, susurre Peter, Belge quoi&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tQuel beau m&eacute;lange, je glousse, t&#39;aurais pas un fr&egrave;re une fois ?\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tNon, r&eacute;pond Peter, juste deux sisters&#8230; une pasteur gay et l&#39;autre, danseuse vahin&eacute; &agrave; Java&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tBen mince alors, je souffle.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tEt toi, tu fais une th&egrave;se c&#39;est &ccedil;a? Demande Aveline.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tOui, thermodynamique, fluides, j&#39;adore.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nJe sais soudain &agrave; qui me fait penser Peter. Il me fait penser &agrave; un prof de fac, aussi maigre et aussi laid, mais avec la m&ecirc;me qualit&eacute; &agrave; vous surprendre, une origine par ci, une fantaisie par l&agrave;, du coup, les filles en &eacute;taient folles. Ou presque. Pas moi, il me saquait toujours, droit constit &agrave; chier.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tQu&#39;est-ce que vous pensez de la phrase, en r&eacute;alit&eacute;, il n&#39;y a que quatre ou cinq personnes diff&eacute;rentes dans le monde? Je leur demande.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tTu sors &ccedil;a d&#39;o&ugrave;? Me demande en retour Aveline.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\t<em>Le vol du corbeau<\/em>, je d&eacute;signe le bouquin, la fille se fait cette r&eacute;flexion &agrave; force de toujours croiser des gens qui lui rappellent quelqu&#39;un d&#39;autre&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tPas faux, admet Aveline, c&#39;est rare de ne pas se dire, tiens, il me fait penser &agrave;, tiens on jurait la s&oelig;ur de&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tMais il y a milliers femmes to love, soupire Peter en ouvrant des bras d&#39;oiseau rapace, immenses, venez toutes.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nPeter cela dit en passant qui curieusement a tout compris de ce que nous disions. Etonnant, serait-il une sorte de Jane Birkin qui peaufine son accent avec constance depuis plus de 30 ans&nbsp;?\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tMais les trois quart moins d&#39;hommes to fuck, glousse Aveline.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tYou&#8230; vous &ecirc;tes trop difficult girls, ass&egrave;ne Peter. French girls, tr&egrave;s difficult&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tBof&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nGrogne Aveline qui m&#39;a avou&eacute; qu&#39;elle pourrait assassiner &agrave; coups d&#39;aspirateur les bonnes &acirc;mes aux mains pleines qui n&#39;ont que ce fin constat &agrave; la bouche&#8230; aspirateur, je lui dis &agrave; chaque fois, pourquoi aspirateur&#8230; je d&eacute;teste le passer, elle me r&eacute;pond &agrave; chaque fois, autant combiner deux horreurs ensemble.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tMarie, me glapit une voix, vous &ecirc;tes avec nous ou sur le bas c&ocirc;t&eacute; avec les pions d&eacute;j&agrave; mang&eacute;s?\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tHein? je sursaute, c&#39;est la voix de madame Irma.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tNous r&eacute;fl&eacute;chissons aux avantages et moindre avantages que pr&eacute;sente la proposition num&eacute;ro trois&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\t&#8230; la fusion, me souffle saint Fran&ccedil;ois.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tAh&#8230; qu&#39;est-ce que vous pensez de cette phrase&#8230; en r&eacute;alit&eacute;, il n&#39;y a que quatre ou cinq personnes diff&eacute;rentes dans le monde&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tPlait-il? S&#39;insurge madame Irma.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nJe regarde par la fen&ecirc;tre. Notre avenir est pour partie en jeu, notre confort du moins. Celui de ne pas &ecirc;tre trop envahi par le monde du travail, le vrai, avec chefs tatillons et born&eacute;s, ou ivres de puissance, pr&ecirc;ts &agrave; vous faire miner jusqu&#39;&agrave; pas d&#39;heure pour&nbsp;l&#39;assurance de leur puissance,&nbsp;et qui vous sabotent un moral de travailleur en quelques semaines &agrave; force de corrections et de brimades. Et avec &ccedil;a, je soupire toujours aucun sens &agrave; cela, m&ecirc;me occasionnel.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La vie se r&eacute;sume &agrave; une s&eacute;rie d&#39;&eacute;v&eacute;nement al&eacute;atoires, la moralit&eacute; est un leurre, il n&#39;y a que des illusions collectives, des actes de foi occasionnels et des sursauts de discipline int&eacute;ress&eacute;e qui emp&ecirc;chent les gens de s&#39;exploiter &agrave; longueur de journ&eacute;e. &nbsp; Voil&agrave; ce &agrave; quoi je pense en regardant madame Irma, en arrivant &#8230;<a class=\"post-readmore\" href=\"http:\/\/mariechotek.com\/?p=100\">read more<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/100"}],"collection":[{"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=100"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/100\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=100"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=100"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=100"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}