{"id":254,"date":"2010-01-27T22:16:26","date_gmt":"2010-01-27T22:16:26","guid":{"rendered":"http:\/\/mariechotek.com\/?p=254"},"modified":"-0001-11-30T00:00:00","modified_gmt":"-0001-11-29T15:00:00","slug":"La Loi de la pesanteur","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/mariechotek.com\/?p=254","title":{"rendered":"La Loi de la pesanteur"},"content":{"rendered":"<p>Voici un texte que la Femelle du requin, revue litt&eacute;raire qui a publi&eacute; Marie Chotek il y a bient&ocirc;t 54 ans, a inexplicablement refus&eacute;.<\/p>\n<p> Ce qui est faux, je veux dire qu&#39;ils s&#39;en sont expliqu&eacute;s, et sans pour autant me tabasser non plus. Que gr&acirc;ce leur soit ici rendue de m&#39;avoir lue, aimablement critiqu&eacute;e, relevant tout de m&ecirc;me quelques bons morceaux (g&acirc;t&eacute;s par d&#39;autres, moins bons) et r&eacute;pondu, ph&eacute;nom&egrave;ne aussi rare chez les revues que l&#39;authenticit&eacute; chez Nicolas Ier. Qu&#39;ils soient cependant maudits de ne pas avoir accept&eacute; ce texte, que je vous propose donc de lire, voire d&#39;aimablement critiquer&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;La loi de la pesanteur&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Cematin quand je me l&egrave;ve, je ne le sais pas, mais au cours de cette journ&eacute;e, mavie va basculer. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Cematin l&agrave;, comme tous les matins, il fait gris. Cela fait maintenant le 485<sup>&egrave;me<\/sup>jour<span>&nbsp; <\/span>de suite o&ugrave; il fait gris, un gris&eacute;pais, accompagn&eacute; d&rsquo;une forte humidit&eacute;. Les &eacute;cologistes ne cessent de dire avecune sinistre jubilation que c&rsquo;est bien fait pour nos pieds, si on les avait&eacute;cout&eacute;s, on n&rsquo;en serait pas l&agrave;. Non seulement il n&rsquo;y a plus de p&eacute;trole mais enplus l&rsquo;atmosph&egrave;re est d&eacute;traqu&eacute;e, le soleil nous fuit et on fait pousser nosl&eacute;gumes sous des lampes aliment&eacute;es par le processus dit de la fusionthermonucl&eacute;aire, tout le monde a &ccedil;a chez soi maintenant. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"line-height: 13px; font-family: Arial, sans-serif\" class=\"Apple-style-span\">J&rsquo;avaledebout mon petit-d&eacute;jeuner, comme le robot d&rsquo;une vache (production de lait adapt&eacute;e)devant sa mangeoire, puis je m&rsquo;habille, collant gris, jupe grise, pull &agrave; colchemin&eacute;e gris, avec un rang de perles gris fonc&eacute;, chaussures &agrave; talons plats,grises &ccedil;a va de soi mais de deux gris diff&eacute;rents. Je remplis la gamelle duchat, qui arrive sur ses cinq pattes (le propri&eacute;taire de sa g&eacute;nitrice travaillait&agrave; un nouvel EPR).<span>&nbsp; <\/span>Une caresse sur sadouble t&ecirc;te puis je passe mon manteau couleur gris anthracite, je saisis monparapluie gris souris et je sors de mon appartement, porte gris perle, 5<sup>&egrave;me<\/sup>gauche en sortant de l&rsquo;ascenseur actionn&eacute; par le coup de p&eacute;dale de quelques&eacute;tudiants en &eacute;change de l&rsquo;allocation de leur bourse annuelle.<\/span>&nbsp;<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Jemarche comme une ombre press&eacute;e, croisant d&rsquo;autres ombres, de m&ecirc;me h&acirc;tives. Onne voit plus personne marcher de ce pas lent qui &eacute;tait le pas des vieux et desch&ocirc;meurs de mon enfance, tous d&eacute;sormais intern&eacute;s dans les institutionsad&eacute;quates. M&ecirc;me dans le m&eacute;tro, les gens arrivent &agrave; faire savoir qu&rsquo;ils sontpress&eacute;s. Serr&eacute;s comme des sardoises (des sardines qui ont mut&eacute; suite &agrave; desbains de mer thermonucl&eacute;aires r&eacute;p&eacute;t&eacute;s), ils manifestent par diverses mimiquescombien le temps leur co&ucirc;te et leur manque d&rsquo;&ecirc;tre ainsi oblig&eacute;s d&rsquo;en passer parle m&eacute;tro pour acc&eacute;der &agrave; leur lieu de travail. On &eacute;tudie actuellement lapossibilit&eacute; de nous t&eacute;l&eacute;porter directement sur notre si&egrave;ge &agrave; roulettes maisjusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, toutes les tentatives ont &eacute;chou&eacute; et les rares rescap&eacute;s de cesexp&eacute;riences voient chaque ann&eacute;e un peu plus leur pension d&rsquo;invalidit&eacute; rogn&eacute;e. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Pour mapart, je suis trop avachie pour donner le change. Occupant un si&egrave;ge normalementr&eacute;serv&eacute; &agrave; un cadre surmen&eacute; demeur&eacute; handicap&eacute; &agrave; vie suite &agrave; un AVC, j&rsquo;essaye deme remettre de ma soir&eacute;e de la veille. Je suis sortie essentiellement pour que manotation citoyenne n&rsquo;en souffre pas, mais je me disais qu&rsquo;il y avait peut &ecirc;tre quelquepart, qui sait, un homme gris avec qui compter le soir mes points retraite. J&rsquo;aiainsi accompagn&eacute; ma seule et unique amie, Madeinchina, &agrave; un d&icirc;ner de futurscouples, entendez, de gens seuls qui comptaient bien repartir &agrave; deux. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Maish&eacute;las, d&egrave;s l&rsquo;ap&eacute;ritif je n&rsquo;existais plus, et &agrave; table, j&rsquo;avais l&rsquo;impression d&rsquo;&ecirc;treau bureau. Machine, passe moi le sel, Machine, va nous chercher de l&rsquo;eau,Machine, un caf&eacute;, Machine, etc. Et si Madeinchina est rentr&eacute;e chez elle avec unRV pour le lendemain dans un laboratoire d&rsquo;analyses afin de s&rsquo;assurer que nielle ni son futur compagnon n&rsquo;&eacute;taient porteurs d&rsquo;un virus probl&eacute;matique pourune vie maritale r&eacute;ussie, Machine, elle, est rentr&eacute;e seule chez elle o&ugrave; elle aretrouv&eacute; couch&eacute; sur son lit le chat qui avait pos&eacute; ses deux t&ecirc;tes sur ses deuxoreillers. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Lem&eacute;tro arrive &agrave; ma station, je descends, une fois de plus litt&eacute;ralement pi&eacute;tin&eacute;epar mes cong&eacute;n&egrave;res qui ne semblent jamais remarquer ma pr&eacute;sence, sans compterl&rsquo;&eacute;cran de leur micro-portable qui leur donne en temps et en heure desinformations sur qui l&egrave;che qui, et combien de morts dans ces guerres que nousmenons d&eacute;sormais sur les cinq continents. Le b&acirc;timent qui chaque jour avale mavie se dresse devant moi. Machine, vous &ecirc;tes en retard, me dit la Pointeuse,une a&iuml;eule de 85 ans qui finit d&rsquo;obtenir ses points retraite &agrave; l&rsquo;accueil de Servicescompris, notre entreprise. A peine une minute&hellip; mais je dois le noter, ajoute-t-elled&rsquo;un ton contrit. Je lui dis que je la comprends, que je ne lui en veux pas, maisnon pas du tout, et avec tout &ccedil;a, je suis oblig&eacute;e de courir jusqu&rsquo;&agrave; mon posteo&ugrave; m&rsquo;attendent mon chef, Fils de, et mon fauteuil &agrave; roulettes. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Troisminutes vingt, me lance Fils de, dont le p&egrave;re est un des responsables du groupeTous Services Inclus, la maison m&egrave;re de Services compris, c&rsquo;est scandaleux,Machine, et monsieur Vu&agrave;lat&eacute;l&eacute; qui attend son contrat. Encore un coup comme &ccedil;a,Machine, et&hellip; Fils de fait le geste d&rsquo;une corde pass&eacute;e autour du cou, jefrissonne. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">La t&ecirc;tesur mes chaussures, je tends le contrat &agrave; Fils de, qui me remercie d&rsquo;un l&eacute;gercoup de pied aux fesses ce qui, vu la posture dans laquelle je me trouve, et laloi de la pesanteur, me fait basculer sur le sol. Le nez dans la moquette, jel&rsquo;entends juste me dire, Machine, aujourd&rsquo;hui, ce n&rsquo;est pas dix, mais vingtcontrats qu&rsquo;il vous faudra d&eacute;crocher si vous voulez poser demain les fesses survotre fauteuil &agrave; roulettes&nbsp;! <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Le nez toujoursplant&eacute; dans la moquette, j&rsquo;entends Fils de s&rsquo;&eacute;loigner. Je crois sentir pos&eacute; surmoi l&rsquo;&oelig;il m&eacute;canique de la Vigie, notre surveillante des travaux en cours.Avant, c&rsquo;&eacute;tait madame Alancienne qui supervisait notre travail, une femmeplut&ocirc;t agr&eacute;able mais qui a &eacute;t&eacute; remerci&eacute;e &agrave; la m&eacute;nopause. Maintenant, c&rsquo;est laVigie qui supervise, un &oelig;il jusque derri&egrave;re la t&ecirc;te comme on dit. En tout cas,la Vigie est bien plus efficace, avec tous ces capteurs, elle d&eacute;tecte lemoindre des inflexions de nos mouvements, une variation dans la circulation del&rsquo;air lui signifie qu&rsquo;on a ralentit l&rsquo;activit&eacute;, et aussit&ocirc;t, elle sonne et Filsde appara&icirc;t. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">J&rsquo;ai lat&ecirc;te lourde, la sensation d&rsquo;une pesanteur terrible qui m&rsquo;emp&ecirc;che de me relever.J&rsquo;attends que la Vigie sonne pour bouger. Mais rien ne vient, bizarre. Enrevanche, j&rsquo;entends du bruit dans le poste voisin. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Le neztoujours plant&eacute; dans la moquette, je tourne les yeux de ce c&ocirc;t&eacute; l&agrave;. C&rsquo;estFlexible, un coll&egrave;gue de longue date (10 semaines) qui, mont&eacute; sur son si&egrave;ge,s&rsquo;efforce de se passer une corde au cou attach&eacute;e au tuyau d&rsquo;&eacute;vacuation des osus&eacute;s (des employ&eacute;s qui sont morts d&rsquo;avoir d&eacute;pass&eacute; l&rsquo;&acirc;ge de la retraite de plusde vingt d&eacute;cennies). L&rsquo;id&eacute;e, c&rsquo;est que conform&eacute;ment &agrave; la loi de la pesanteur,le corps tombe, et que la nuque se brise. L&rsquo;ennui, c&rsquo;est que cette m&ecirc;me loisemble me retenir captive du sol. Et puis c&rsquo;est bien ma veine, je me dis, si jeme l&egrave;ve, &agrave; coup s&ucirc;r, la Vigie va sonner, quand sur le sol, elle ne m&rsquo;a pasencore vue. <span>&nbsp;<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Flexiblea pass&eacute; sa t&ecirc;te dans la corde. Debout sur son si&egrave;ge, il baisse les yeux ets&rsquo;aper&ccedil;oit alors qu&rsquo;il tient &agrave; la main un papier blanc. Il veut se baisser pourle d&eacute;poser sur le bureau, mais la corde est trop courte, il n&rsquo;y arrive pas,c&rsquo;est trop b&ecirc;te. Que faire&nbsp;? Je me mords les l&egrave;vres, il s&rsquo;agit sans doutede sa lettre d&rsquo;adieu, &agrave; sa femme et &agrave; ses 1,8 filles, il ne peut pas partirsans la leur laisser. Mourir, d&rsquo;accord, mais sans un mot&hellip; <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Alors,je me rel&egrave;ve et je cours vers lui. Qui sursaute, et l&acirc;che la feuille. En larattrapant au vol, je donne un malheureux coup de coude &agrave; Flexible dont le piedd&eacute;rape sur le fauteuil, et c&rsquo;est la chute, crac&hellip; mais ce n&rsquo;est pas le cou de cepauvre Flexible qui a craqu&eacute;. C&rsquo;est le tuyau d&rsquo;&eacute;vacuation des os us&eacute;s. Des tasde restes de vieux, os, dentiers, sonotones, pleuvent alors dans tout l&rsquo;openspace sur 125 cr&acirc;nes et 125 &eacute;crans tandis que la Vigie sonne &agrave; tout va.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Driiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiing.Machine, levez-vous&nbsp;!<span>&nbsp; <\/span>Je vois lespieds de Fil de devant moi. Et ceux de Flexible aussi qui dit, en brandissantla corde, je crois que Machine a essay&eacute; de se pendre. Je r&eacute;alise que je n&rsquo;aipas quitt&eacute; ma position allong&eacute;e, qu&rsquo;il doit y avoir une substance toxique danscette moquette, peut &ecirc;tre du zyklon B pour supprimer les cossards quivoudraient y faire un somme&hellip; <span>&nbsp;<\/span>et queFlexible est en train de me faire porter le chapeau de la pendue. Machine levezvous imm&eacute;diatement&nbsp;! Aboie Fils de sans me toucher. J&rsquo;ai de la chance, ila horreur de toucher un autre &ecirc;tre humain. Je sens que Flexible h&eacute;site &agrave; sevanter qu&rsquo;il m&rsquo;a sauv&eacute; la vie, cela lui portera-t-il chance ou pr&eacute;judice&nbsp;?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">D&eacute;cid&eacute;ment,cette moquette d&eacute;veloppe en moi des capacit&eacute;s insoup&ccedil;onn&eacute;es. A commencer par cetteintuition mais surtout ce refus de me lever, car au fond, pourquoi continuer&nbsp;?Certes, si je perds mon travail, je perds ma vie, voil&agrave; ce que chacun d&rsquo;entre nouschez Services compris porte inscrit comme stigmate d&rsquo;esp&eacute;rance sur sa figure. Seulementvoil&agrave;. Machine en a marre. Machine dans le m&eacute;tro, Machine au boulot, Machinetient la chandelle, Machine dit que &ccedil;a suffit, qu&rsquo;il est temps que Machines&rsquo;advienne, que Machine vive et soit quelqu&rsquo;un, m&ecirc;me couch&eacute;e. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\" class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Fils deme touche de la pointe de sa chaussure et crie, intervention d&rsquo;usage&nbsp;! Jeme dis en ricanant que je vais mourir couch&eacute;e comme on meurt debout aux champsd&rsquo;honneur. J&rsquo;entends des bruits de pas empress&eacute;s et vois soudain plein depaires de chaussures autour de moi, toutes grises, des tas de pieds comme lesmiens, et au bout de ces pieds, des jambes, grises comme les miennes, et desjupes, grises de m&ecirc;me. Je n&rsquo;ose lever la t&ecirc;te, sous ces pieds qui ont commenc&eacute;de me frapper, mais je me dis que je suis presque s&ucirc;re que ces pieds ont mat&ecirc;te. Que ce sont les autres qui sont devenus Machine, et que moi, je suis entrain de devenir&hellip; autre chose.<span>&nbsp; <\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"MsoNormal\"><span style=\"font-size: 9pt; line-height: 115%; font-family: Arial, sans-serif\">Machine, grogne Fil de, si &agrave; 3 vousne vous levez pas, je vous vire&nbsp;! Un&hellip; Machine s&rsquo;en moque, Machine planeau-dessus de l&rsquo;open-space, la loi de la pesanteur n&rsquo;a plus de prise sur elle.Deux&hellip; Machine voit au loin un ciel qui lui promet une vie sans &eacute;cran ni &oelig;il jusquederri&egrave;re la t&ecirc;te. Une vie o&ugrave; l&rsquo;on reste assis, tranquillement, sur un nuage quipasse. Trois&hellip; Machine, hurle Fils de, vous &ecirc;tes vir&eacute;e&nbsp;! Mais Mchine s&rsquo;enfout, elle a des ailes d&rsquo;ange qui sont en train de lui pousser, elle va bient&ocirc;ts&rsquo;envoler.&nbsp;<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici un texte que la Femelle du requin, revue litt&eacute;raire qui a publi&eacute; Marie Chotek il y a bient&ocirc;t 54 ans, a inexplicablement refus&eacute;. Ce qui est faux, je veux dire qu&#39;ils s&#39;en sont expliqu&eacute;s, et sans pour autant me tabasser non plus. Que gr&acirc;ce leur soit ici rendue de m&#39;avoir lue, aimablement critiqu&eacute;e, relevant &#8230;<a class=\"post-readmore\" href=\"http:\/\/mariechotek.com\/?p=254\">read more<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/254"}],"collection":[{"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=254"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/254\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=254"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=254"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=254"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}