{"id":353,"date":"2012-02-06T04:51:53","date_gmt":"2012-02-06T04:51:53","guid":{"rendered":"http:\/\/mariechotek.com\/?p=353"},"modified":"2012-02-06T05:02:09","modified_gmt":"2012-02-06T05:02:09","slug":"Sanpo avec Ryoko","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/mariechotek.com\/?p=353","title":{"rendered":"Sanpo avec Ryoko"},"content":{"rendered":"<p>\nLa vie loin des bureaux et de leurs heures ouvrables (avec machines &agrave; caf&eacute; et ragots de la mi-temps &agrave; la cantine) pr&eacute;sente tout de m&ecirc;me au moins un int&eacute;r&ecirc;t, majeur pour moi. Celui d&#39;&ecirc;tre dehors, en journ&eacute;e, et donc de pouvoir marcher sous un soleil qu&#39;avant, je voyais briller avec frustration derri&egrave;re mes carreaux quand de temps en temps je levais le nez de mes lignes excel.<\/p>\n<p>&#8211; Super! &Ccedil;a vaut le coup d&#39;aller au Japon pour d&eacute;couvrir &ccedil;a!\n<\/p>\n<p>\n&Ccedil;a c&#39;est Miss Sueuraufront, frustr&eacute;e derri&egrave;re ses carreaux donnant sur le ciel gris laid de Paris.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p>\nD&#39;ailleurs, non seulement je peux d&eacute;licieusement marcher dehors aux heures o&ugrave; les gens travaillent mais en plus je peux faire des balades et d&eacute;couvrir des coins nouveaux, surtout si dans cette promenade je suis accompagn&eacute;e par une femme du cr&ucirc;, en l&#39;occurence Ryoko.<\/p>\n<p>Ryoko est une Japonaise que j&#39;ai rencontr&eacute;e par l&#39;interm&eacute;diaire d&#39;un ami d&#39;un ami d&#39;un ami (tenez bien la rampe) d&#39;un ex d&#39;Aveline qui, avant de t&acirc;ter du n&eacute;o-z&eacute;landais, avait t&acirc;t&eacute; du palestinien. Bref, sachez juste que ma rencontre avec Royko, je la dois &agrave; l&#39;entremise d&#39;un franco-palestinien originaire du Liban et qui a fait sa connaissance sur les bancs de la Sorbonne o&ugrave; ils se formaient &agrave; devenir traducteurs, chacun dans sa langue.<\/p>\n<p>&#8211; Ah tu pars vivre au Japon? Ben dis t&#39;as pas peur toi! Mince alors!<\/p>\n<p>S&#39;&eacute;tait-il &eacute;cri&eacute; lors d&#39;un &eacute;change de mails, lui qui avait grandi sous les bombes isra&eacute;liennes et autres, et qui n&#39;avait jamais h&eacute;sit&eacute; &agrave; rentrer au Liban m&ecirc;me si &ccedil;a tirait l&agrave; bas ou si &ccedil;a explosait par ici.<\/p>\n<p>&#8211; Je vais te mettre en contact avec ma vieille copine Ryoko!!!<\/p>\n<p>J&#39;ai &eacute;chang&eacute; pendant des mois des mails, &agrave; raison de 2 par mois, avec la dite Ryoko avant de pouvoir la rencontrer. Comme notre intercesseur avait dix ans de moins que moi, qu&#39;elle &eacute;tait toujours par monts et par vaux avec un ton &agrave; l&#39;&eacute;crit tr&egrave;s volatile, j&#39;imaginais une jeune femme &agrave; la frange lisse, aux chaussettes encore remont&eacute;es jusqu&#39;aux genoux, voire avec le costume marin r&eacute;glementaire. <\/p>\n<p>&#8211; Euh Mimi tu radotes, tu nous l&#39;as d&eacute;j&agrave; racont&eacute; cette rencontre! D&eacute;cid&eacute;ment, ton univers est de plus en plus r&eacute;tr&eacute;ci!<\/p>\n<p>L&#39;ex fan des chotekeries, encore. <\/p>\n<p>Bref, sachez que Ryoko s&#39;est r&eacute;v&eacute;l&eacute;e &ecirc;tre une ex jeune &eacute;tudiante devenue femme m&ucirc;re, la bonne cinquantaine, un brin m&eacute;lancolique bien qu&#39;ayant le rire facile, et que les deux fois o&ugrave; je l&#39;ai rencontr&eacute;e, en compagnie du Z&eacute;bu et de la Zouflette, elle nous a emmen&eacute;s dans un parc, pr&egrave;s de la fac, o&ugrave; j&#39;ai senti son &acirc;me de Kyushute, rurale et chlorophyle, respirer d&#39;aise &agrave; l&#39;&eacute;cart du b&eacute;ton des rues. <\/p>\n<p>L&agrave; encore, en ce jeudi, apr&egrave;s qu&#39;elle ait offert au Z&eacute;bulon de pr&eacute;cieux origamis faits de ses propres mains, une grenouille, un oiseau et une petite boite (oh les grosses pattes pas nippones du tout de mon Z&eacute;bu pos&eacute;es dessus!) tandis que l&#39;on avalait un caf&eacute; dans la caf&egrave;te vaste et claire de la fac (o&ugrave; il est possible de rester des heures &agrave; &eacute;crire son premier roman sur un coin de table sans qu&#39;&#39;on vous ordonne de recommander), elle nous a emmen&eacute;s visiter un petit parc situ&eacute; &agrave; Komaba 4, derri&egrave;re le campus. <\/p>\n<p>En chemin, elle nous a montr&eacute;s, enfin &agrave; moi surtout car l&#39;une pion&ccedil;ait dans sa poussette, les joues rouges du froid soleil, et l&#39;autre faisait pout pout sur sa trotinette, les pruniers aux bourgeons d&eacute;j&agrave; h&eacute;sitants, pr&ecirc;ts &agrave; affronter, &agrave; la fin f&eacute;vrier, la masse des Tokyoites qui viendraient brandir leurs t&eacute;l&eacute;objectifs sur leurs fleurs tout juste &eacute;closes.<\/p>\n<p>&#8211; Whaou, Mimi san, tu commences &agrave; attraper l&#39;&acirc;me japonaise dis moi&#8230;<\/p>\n<p>Kaotoshi, qui lit toujours par dessus mon &eacute;paule.<\/p>\n<p>Moi, je ne pense pas, mais Ryoko, oui, certainement. Elle aime jardiner, plus que conna&icirc;tre les noms et le mode de vie des plantes, &agrave; l&#39;instar des membres de l&#39;association dont elle fait partie et avec qui elle bine dans les all&eacute;es de la fac, sur les parterres parfois minuscules des parcs, o&ugrave; ensemble, ils ont sauv&eacute; des roses d&#39;une destruction certaine suite &agrave; la vente du terrain o&ugrave; depuis peut &ecirc;tre cent ans elles poussaient tranquillement&#8230;<\/p>\n<p>&#8211; Whaou, c&#39;est poignant! On croirait entendre parler du Tohoku!<\/p>\n<p>&Ccedil;a c&#39;est l&#39;ami de l&#39;humanit&eacute; qui, avec cl&eacute;a culpa, ne supporte pas qu&#39;on sauve autre chose qu&#39;un militant cg&eacute;tiste ou une caissi&egrave;re licensi&eacute;e pour avoir vol&eacute; un p&eacute;pin de pomme tomb&eacute; sous sa caisse.<\/p>\n<p>Mais attention, Ryoko n&#39;a rien de la petite femme japonaise qui trotine, fragile dans ses geitas, morte de honte par avance &agrave; l&#39;id&eacute;e que son obi (noeud de kmono) puisse seulement se rel&acirc;cher. C&#39;est une femme proche de la soixantaine, c&eacute;libataire ou plut&ocirc;t divorc&eacute;e (mariage de jeunesse avec un Fran&ccedil;ais pseudo-artistes qui lui a mang&eacute; tous ses sous dans ce Luberon o&ugrave; ils &#39;&eacute;taient install&eacute;s, magnifique mais de triste souvenir pour elle), qui, lorsque la terre tremble, tremble seule, comme elle part, seule, en Afrique, servir d&#39;interpr&egrave;te dans des missions scientifico-humanitaires o&ugrave; on critique son fran&ccedil;ais pourtant tr&egrave;s bon, et dont elle rentre si d&eacute;courag&eacute;e qu&#39;elle se dit qu&#39;elle va&#8230;<\/p>\n<p>&#8211; Se faire hara kiri? Dis donc, c&#39;est Zola ta bonne femme!<\/p>\n<p>Encore l&#39;ami de l&#39;humanit&eacute;.<br \/>\nJe veux juste dire que Ryoko fait face &agrave; beaucoup de choses et comme n&#39;importe quel personne qui vit seule, surtout femme, surtout &acirc;g&eacute;e, surtout japonaise, les doutes viennent la visiter r&eacute;guli&egrave;rement.\n<\/p>\n<p>\nD&#39;o&ugrave; peut &ecirc;tre ce besoin et ce bonheur simple de se ressourcer dans chaque petit coin de vert que peut lui offrir Tokyo. De toute fa&ccedil;on, c&#39;est &ccedil;a aussi la m&eacute;galopole Tokyo, des plate-bandes dans des lieux improbables, des fouillis de plantes en pot sur des pas de porte ou des fen&ecirc;tres, ou bien un arbre solitaire, on dirait un olivier avec sa couleur verte fonc&eacute;e et ses feuilles charnues, exuberant si on consid&egrave;re qu&#39;il pousse entre un mur et une rampe d&#39;escalier, petit arbre sur lequel mon regard tombe &agrave; chaque fois que j&#39;emprunte le pont pour aller ou revenir de l&#39;&eacute;cole.\n<\/p>\n<p>\n&#8211; Si vous plantez un ch&ecirc;ne entre deux murs et ue rampe d&#39;escalier, n&#39;oubliez pas chaque automne de ramasser chacun de ses glands un &agrave; un car sinon, vous risqueriez de voir pousser une for&ecirc;t enti&egrave;re de cet arbre, ce qui rajout&eacute; aux risques para-sismiques et &agrave; la capacit&eacute; de tout v&eacute;g&eacute;tal &agrave; fixer le cesium, rendrait votre vie encore un peu plus&#8230; hasardeuse!\n<\/p>\n<p>\nAlain Baraton, de France inter, qui n&#39;h&eacute;site pas &agrave; venir me conseiller sur mon skype &agrave; moi.\n<\/p>\n<p>\nSous les pruniers, on a rencontr&eacute; Tsuji Sensei, un coll&egrave;gue de son association, un petit monsieur tout gentil qui m&#39;a aussit&ocirc;t embringu&eacute;e pour le troisi&egrave;me vendredi de f&eacute;vrier &agrave; participer &agrave; la rencontre qu&#39;il organise avec des &eacute;tudiants &eacute;trangers d&eacute;sireux de parler japonais. J&#39;ai dit oui, et puis oui aussi tant qu&#39;&agrave; faire, j&#39;ai tellement de temps &agrave; moi, pour &eacute;changer conversation japonaise et fran&ccedil;aise avec lui car il veut apprendre le fran&ccedil;ais, ayant des neveux et ni&egrave;ces frranco-japonais.\n<\/p>\n<p>\nAllez savoir pourquoi mais cette rencontre avec le petit monsieur m&#39;a aussit&ocirc;t toute ragaillardie. Je me suis vue d&eacute;j&agrave; un pied dans le royaume de la fac, me faisant des amis parmi des dizaines de nationalit&eacute;, notamment dans ces cours de cuisine organis&eacute;s en japonais, m&#39;a pr&eacute;cis&eacute; Ryoko, sans compter ces randos en montagne qu&#39;ils font chaque ann&eacute;e aux beaux jours et qu&#39;elle m&#39;avait propos&eacute;es en juillet alors que j&#39;en &eacute;tais &agrave; me demander encore comment dormir la nuit avec un b&eacute;b&eacute; d&eacute;cal&eacute; et insomniaque, ou ne pas suer tout partout d&egrave;s 9 heures du matin.<\/p>\n<p>Je me suis imagin&eacute;e aussi avoir de longues conversations avec Tsuji sensei, dans le jardin de sa petite maison tokyoite, en buvant du th&eacute; vert sous un prunier en fleur, tout en apprenant gr&acirc;ce &agrave; lui des foultitudes de choses sur le pays, son &acirc;me, ses coutumes, ses auteurs, ses rites, ses mentali&eacute;s, ses&#8230;<\/p>\n<p>&#8211; Ok, ok on a compris le concept, mais tout &ccedil;a, en japonais dis moi? T&#39;en as fait des progr&egrave;s, la vache!<\/p>\n<p>Euh non, &ccedil;a aurait &eacute;t&eacute; en anglais, comme d&#39;hab, et donc aussi un peu limit&eacute;. Merci Amelie san, instit &agrave; Montreuil, qui ne me parle plus vraiment depuis que je lui ai demand&eacute; de me rendre service en ouvrant ma porte d&#39;appartement au jules de la cadette qui venait r&eacute;cup&eacute;rer la chaise du Z&eacute;bulon, ayant sans doute consid&eacute;r&eacute; que je ne manquais pas de culot de lui demander un tel service, propri&eacute;taire que j&#39;&eacute;tais qui plus est, mais ceci est une autre histoire, de d&eacute;ception amicale et voisinale\n<\/p>\n<p>\n<br \/>\nDe toute fa&ccedil;on, apr&egrave;s tout cet imaginaire follement d&eacute;brid&eacute; concernant papi Tsuji, j&#39;ai eu comment dire des&#8230; doutes. Car il m&#39;a d&egrave;s le lendemain bombard&eacute;e d&#39;un texte incompr&eacute;hensible &agrave; pr&eacute;parer pour la dite rencontre et aussi de requ&ecirc;tes propositions suggestions contrition exprim&eacute;es dans des mails parfois envoy&eacute;s en pleine nuit, et relativement &agrave; l&#39;organisation de nos rencontres &agrave; venir, la contrition &eacute;tant n&eacute;e de ce que bobonne, sa femme, avait de suite menac&eacute; de se faire hara kari s&#39;il ramenait cette gaidjin &agrave; la maison et ses deux mouflets car maintenant que leurs 3 enfants &eacute;taient grands, elle ne voulait plus qu&#39;une seule chose, LE SILENCE C&#39;EST COMPRIS&nbsp; TSUJI SAN?!!!!<\/p>\n<p>&#8211; Ben mince, elles ont les fesses larges les &eacute;pouses japs pour porter le yukata&#8230; moi qui les pensais toutes dociles&#8230;<\/p>\n<p>Une femme docile de France, presque d&eacute;&ccedil;ue. Moi aussi, mais en fait non, &ccedil;a doit &ecirc;tre comme en Afrique, leur royaume c&#39;est la maison.<\/p>\n<p>Ensuite, on a poursuivi par le petit quartier de Komaba 4, avec son passage &agrave; niveaux qui a encore bien fait kiff&eacute; le seule m&acirc;le en pr&eacute;sence (Z&eacute;bulon kun) et puis de l&#39;autre c&ocirc;t&eacute;, Ryoko m&#39;a montr&eacute; les rizi&egrave;res recouvertes de neige, une r&eacute;colte par an, &agrave; l&#39;automne avec une grosse kermesse de quartier, pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e par la f&ecirc;te des &eacute;pouvantails plant&eacute;s entre les rang&eacute;es d&#39;un riz dont le destin une fois cueilli m&#39;est demeur&eacute; inconnu.<\/p>\n<p>Sur la petite colline, il y avait un cerisier en fleur, d&#39;une esp&egrave;ce &eacute;trange qui ne fleurit qu&#39;aux mortes saisons, automne et hiver, et aussi une sorte de cheval d&#39;ar&ccedil;on sur lequel les deux mineurs se sont balanc&eacute;s, indiff&eacute;rents aux bourgeons, fleurs et petits oiseaux rares volant dans le coin.<\/p>\n<p>On est rentr&eacute;s par les rues chics de Komaba, o&ugrave; on est tomb&eacute; sur un africain en costume carvate qui a pouss&eacute; des cris de surprise ravie en apercevant Ryoko qui lui a dit bonjour avec cet air qu&#39;elle a de toujours trouver tout naturel et normal.\n<\/p>\n<p>\nRenseignement pris, le monsieur qui nous a aussi salu&eacute;, les enfants en moi, comme si on &eacute;tait de veilles connaissancxes, &eacute;tait un attach&eacute; de l&#39;ambassade de c&ocirc;te d&#39;Ivoir juste &agrave; c&ocirc;t&eacute; et o&ugrave; Ryoko avait travaill&eacute; il y a quelques temps comme secr&eacute;taire bilingue, fran&ccedil;ais et japonais, pay&eacute;e avec des pi&egrave;ces de 5 yens, ce qui fait qu&#39;elle avait d&eacute;missionn&eacute;. Le monsieur en question &eacute;tait portier &agrave; l&#39;&eacute;poque, ou groom, mais visiblement il avait gravit des &eacute;chelons&#8230; d&#39;aucuns mettant cela sur le compte d&#39;une parent&eacute; lontaine avec l&#39;ambassadrice de l&#39;&eacute;poque, une femme m&eacute;chante m&#39;a dit Ryokjo, qui avait confisqu&eacute; tous les passeports de son personnel ivoirien pour les emp&ecirc;cher de rentrer au pays manger des ananas ou fomenter des coups bas contre le pouvoir en place.<\/p>\n<p>Quoiqu&#39;il en soit, la dame &eacute;tant partie car n&#39;est-ce pas il y a eu quelques petits changements politiques en C&ocirc;te d&#39;Uvoir ces derniers temps, Ryoko s&#39;est innocemment (ou faussement innocemment?) &eacute;tonn&eacute;e de ce que cet ex coll&egrave;gue soit toujours en place. Mais il faut croire que son lien de parent&egrave;le n&#39;&eacute;tait pas trop serr&eacute;.<br \/>\nEnfin, tout &ccedil;a je l&#39;ai mieux compris une fois qu&#39;on a eu quitt&eacute; le jovial car autant dire que leur conversation feutr&eacute;e en fran&ccedil;ais ne me laissait pas deviner tout ce qui se dissimulait derri&egrave;re.<br \/>\n&#8211; Euh pourquoi tu nous racontes &ccedil;a Mimi? C&#39;est quoi le rapport avec le Japon?<br \/>\n<br \/>\nAucun, si ce n&#39;est que &ccedil;a me fait toujours bizarre de croiser des Africains au Japon, car cela me rappelle mes petits voyages en Afrique et aussi les Africains de France, autant dire des situations &agrave; mille lieux d&#39;ici.<\/p>\n<p>Peu apr&egrave;s on s&#39;est claqu&eacute; la bise avec Ryoko, car elle a adopt&eacute; avec moi, la Fran&ccedil;aise, cette coutume si fran&ccedil;aise qui est de se bisouter pour le bonjour et le au revoir, ce qui est absolument non japonais comme fa&ccedil;on de faire.<\/p>\n<p>Je suis rentr&eacute;e &agrave; la maison, dans la nuit qui tombait, trainant un Z&eacute;bulon fatigu&eacute; sur sa trotinette et franchement ragaillardie par cette &eacute;chapp&eacute;e &agrave; la fois culturelle et &eacute;cologique en compagnie d&#39;une Japonaise francophone, aussi agr&eacute;able qu&#39;int&eacute;ressante.<\/p>\n<p>Mata ne!<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La vie loin des bureaux et de leurs heures ouvrables (avec machines &agrave; caf&eacute; et ragots de la mi-temps &agrave; la cantine) pr&eacute;sente tout de m&ecirc;me au moins un int&eacute;r&ecirc;t, majeur pour moi. 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