{"id":52,"date":"2006-08-18T11:55:59","date_gmt":"2006-08-18T11:55:59","guid":{"rendered":"http:\/\/mariechotek.com\/?p=52"},"modified":"2006-08-18T12:00:38","modified_gmt":"2006-08-18T12:00:38","slug":"Reprise","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/mariechotek.com\/?p=52","title":{"rendered":"Reprise"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\nJ&#39;ai repris le boulot au retour d&#39;Inde.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nBizarre d&#39;aller bosser comme l&#39;un, le petit prince, faisait des crayons de couleur que la table de la salle &agrave; manger (il a d&eacute;cr&eacute;t&eacute; qu&#39;il ne pouvait pas rentrer chez lui, c&#39;&eacute;tait trop vide apr&egrave;s l&#39;Inde, et le frigidaire avait mauvaise haleine) et l&#39;autre, Baba, lisait toujours Delouze, vautr&eacute;e dans son fauteuil f&eacute;tiche qu&#39;elle a fait transplanter chez moi, tout en buvant du tcha&iuml; (th&eacute; aux &eacute;pices et au lait).\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nElle m&#39;a dit que si elle n&#39;&eacute;tait pas morte d&#39;ici ce soir, elle collerait nos photos dans l&#39;album de famille &laquo;&nbsp;que j&#39;emporterai chez moi quand je me marierais&nbsp;&raquo;. Baba n&#39;y conna&icirc;t rien, elle n&#39;a toujours pas compris que les photos sur l&#39;&eacute;cran du num&eacute;rique ne vont pas se transformer en photos papier &agrave; coller gentiment dans un album ringard. Elle aussi ne voulait pas rentrer chez elle au motif que l&#39;hospice &eacute;tait vide, et qu&#39;elle pr&eacute;f&eacute;rait mourir chez moi, &laquo;&nbsp;m&ecirc;me si c&#39;&eacute;tait mal rang&eacute; et pas nettoy&eacute;&nbsp;&raquo;, plut&ocirc;t que &laquo;&nbsp;dans sa chambre d&#39;incarc&eacute;ration&nbsp;&raquo;.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\nJe sais pas vous mais quand je rentre de vacances, ce que je fais comme boulot m&#39;appara&icirc;t toujours comme profond&eacute;ment vain. Bon d&#39;accord, m&ecirc;me quand je ne reviens pas de vacances, &ccedil;a me fait la m&ecirc;me chose, mais de retour, la sensation est aussi r&eacute;elle que si on me marchait sur les pieds avec des sabots en fer. Je n&#39;avais pas du tout envie d&#39;&eacute;couter la scie des artistes incompris, des artistes &agrave; qui il fallait expliquer que c&#39;&eacute;tait bien beau leur projet, mais un projet &agrave; 500 000 &euro; quand on n&#39;a pas le sous, c&#39;est peut &ecirc;tre comment dire&#8230; pas raisonnable&nbsp;? Comme leur dit madame Irma, j&#39;ai envie d&#39;un vison, j&#39;ai pas les moyens, j&#39;ach&egrave;te un manteau laine m&eacute;lang&eacute;e coton et puis c&#39;est marre&nbsp;!<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nOn m&#39;avait laiss&eacute; avec grand gentillesse une montagne de factures &agrave; traiter et les num&eacute;ros des &eacute;ternels emmerdeurs qui m&ecirc;me en plein ao&ucirc;t vous appellent encore pour vous soutirer trois euros six sousous. M&ecirc;me morts, je suis s&ucirc;re, qu&#39;ils viendront gratter au bois de notre bureau X622.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nMadame Irma &eacute;tait revenue de son stage Th&eacute;&acirc;tre qu&#39;elle fait chaque &eacute;t&eacute; &agrave; Avignon. Elle m&#39;a abreuv&eacute;e aussit&ocirc;t de commentaires &eacute;clair&eacute;s sur la Sc&egrave;ne Avignonnaise Cr&ucirc; 2006, navrante et d&eacute;primante, du sang, de la chair et du foutre. Elle a dit &ccedil;a, <em>foutre<\/em>, je l&#39;ai regard&eacute;e, &ccedil;a me fait toujours bizarre quand madame Irma utilise ce genre de mots. Elle n&#39;avait d&#39;ailleurs fr&eacute;quent&eacute; quasiment que le off, parce que tout le monde sait que la vraie ardeur de la Cr&eacute;ation se situe toujours dans le off. Quand vous &ecirc;tes dans le in, vous &ecirc;tes foutu. Je me demande si &ccedil;a marche aussi avec l&#39;&eacute;dition. Je ne lui ai pas faire part de mon questionnement, parce que c&#39;est un principe, je ne me confie &agrave; personne dans ce bouzin, je tiens &ccedil;a de Baba qui m&#39;a toujours dit, confidences au boulot, trahisons tr&egrave;s bient&ocirc;t.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nJe pr&eacute;cise que Baba n&#39;a jamais travaill&eacute;, quoiqu&#39;elle dise. Quand elle arriv&eacute;e en France, c&#39;est son fils, mon p&egrave;re, qui l&#39;a entretenue, elle avait appris en Bosnie le travail des champs et &agrave; d&eacute;monter une kalachnikov, toute chose parfaitement inutile quand on vient faire sa vie &agrave; Paris. D&#39;ailleurs, elle &eacute;tait trop vieille pour &ccedil;a, travailler, m&ecirc;me si gr&acirc;ce &agrave; nos dirigeants et &agrave; la gestion de c&#39;pauvre pays, on va devoir bosser jusqu&#39;&agrave; 80 ans.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nL&#39;id&eacute;e de devoir travailler plus de 40 ans ici me donne envie de sauter aussit&ocirc;t par la fen&ecirc;tre. J&#39;imagine mon d&eacute;part &agrave; la retraite, le Pr&eacute;sident, 106 ans, me remettra la m&eacute;daille du bon agent, en &eacute;grenant avec une voix de grelot mes &eacute;tats de services, 53 bilans, 53 rapports d&#39;activit&eacute;s, 1600 rappels de factures trait&eacute;es, 1800 rappels aupr&egrave;s de mes coll&egrave;gues de ce qu&#39;il convient de faire dans l&#39;art et la mani&egrave;re de pr&eacute;senter leurs activit&eacute;s de l&#39;ann&eacute;e, 1789 appels de monsieur Laplace, demandant &agrave; ce qu&#39;on d&eacute;bloque son compte, injustement bloqu&eacute; (monsieur Laplace ne rembourse jamais ses dettes, il dit ne pas avoir le sous mais un coll&egrave;gue l&#39;a aper&ccedil;u un jour sur une plage de Martinique en train de boire un bloody mary), 1898 appels de monsieur Lewis Carol (c&#39;est un surnom), expliquant en quoi il est pers&eacute;cut&eacute;, en tant que g&eacute;nie du si&egrave;cle, artiste non seulement incompris mais violent&eacute; (il nous accuse de le suivre dans la rue et de lui piquer son courrier), nous valant ensuite la &eacute;ni&egrave;me lettre du ministre des plaintes et des m&eacute;dailles qui le soutient parce qu&#39;ils ont fait le CP ensemble.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nEnvie de crever.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nMadame Irma m&#39;a demand&eacute;, et vous, les vacances au Pakistan, c&#39;&eacute;tait comment&nbsp;? J&#39;ai commenc&eacute; &agrave; lui raconter mais bien s&ucirc;r, elle n&#39;&eacute;coutait d&eacute;j&agrave; plus. Elle r&eacute;p&eacute;tait sur ses l&egrave;vres le texte de la pi&egrave;ce qu&#39;ils avaient mise en sc&egrave;ne dans le off du off &agrave; Avignon. Ca s&#39;appelait <em>La vall&eacute;e des &acirc;mes<\/em>, c&#39;&eacute;tait un dialogue sans fin sans virgule sans espace pour soupirer au sein d&#39;une &eacute;quipe de nuit des usines Renault de Billancourt, dans les ann&eacute;es 60, &laquo;&nbsp;un dialogue &agrave; la fois abscons et militant&nbsp;&raquo; blabla.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nSaint Fran&ccedil;ois &eacute;tait absent. Il passait ses vacances dans une colonie pour animaux. En effet, des tas de gens n&#39;avaient pas envie de s&#39;emmerder &agrave; trimballer M&eacute;dor ou Chachat, alors ils les inscrivaient dans une colo pour animaux pas tout &agrave; fait abandonn&eacute;s, dans laquelle des b&eacute;n&eacute;voles enthousiastes et d&eacute;vou&eacute;s se consacraient &agrave; leur petite personne (l&#39;animal est une personne, dit toujours Saint Fran&ccedil;ois). Il nous avait envoy&eacute; une carte avec dessus un gros chat en maillot de bain qui souriait aux anges avec &agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui une souris en bikini.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nL&#39;enfant sauvage avait &eacute;t&eacute; plac&eacute; pour l&#39;&eacute;t&eacute; avec d&#39;autres cas de l&#39;Administration de ce genre. Ils avaient eux aussi des colos sp&eacute;cialement con&ccedil;ues &agrave; cet effet. Il devait revenir d&eacute;but septembre mais on ne sait jamais avec les enfants sauvages. Avec madame Irma, on a d&ucirc; vider les tiroirs de son bureau parce qu&#39;il y avait une odeur terrible qui s&#39;en &eacute;chappait. Monsieur Laplace a r&eacute;ussit &agrave; appeler pendant cette affreuse op&eacute;ration, madame Irma lui a r&eacute;pliqu&eacute; qu&#39;on &eacute;tait en train de s&eacute;curiser les lieux et que si &ccedil;a ne le d&eacute;rangeait pas trop, est-ce qu&#39;il pouvait rappeler plus tard (dans un an). C&#39;est que j&#39;appelle d&#39;une cabine t&eacute;l&eacute;phonique&#8230; il a b&ecirc;l&eacute;&#8230; la seule que j&#39;ai trouv&eacute;e sur le bord de la plage&#8230; Madame Irma a dit allo, allo, je ne vous entends pas&nbsp;! Et vlang, elle a raccroch&eacute;. On a extrait des tiroirs de la mozzarella datant qu&#39;il y a deux mois, du gorgonzola mortuaire, des g&acirc;teaux &agrave; la cr&egrave;me vert bouteille et une vieille p&ecirc;che qui ressemblait &agrave; une couille pourrie. L&#39;enfant sauvage aime entasser de la nourriture, &ccedil;a le rassure, nous a expliqu&eacute;s le m&eacute;decin du travail, mais est-ce bien &agrave; nous de subir tout cela&nbsp;? a r&eacute;torqu&eacute; madame Irma.&nbsp;Les CAT, c&#39;est pas fait pour les chiens&nbsp;! Mais les colos si, j&#39;ai pens&eacute;.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nDepuis, tout le monde consid&egrave;re madame Irma comme une femme sans c&oelig;ur, l&#39;Ennemie jur&eacute;e des Handicap&eacute;s, j&#39;ai honte car je me suis tu alors que je pense qu&#39;effectivement, l&#39;enfant sauvage devrait &ecirc;tre ailleurs, &ccedil;a laisserait par exemple une place &agrave; M&eacute;lanie, une vacataire qui entame son vingti&egrave;me mois de vacation, elle parle trois langues, a v&eacute;cu &agrave; l&#39;&eacute;tranger, vous monte une manifestation litt&eacute;raire comme on fait une mayonnaise en discutant avec une copine au t&eacute;l&eacute;phone, mais elle est n&eacute;e trop tard. A pu de place.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nJ&#39;ai essay&eacute; de travailler, j&#39;ai pas pu. L&#39;Inde dansait encore dans ma t&ecirc;te, sans que je sache si j&#39;avais aim&eacute; ou pas. C&#39;&eacute;tait pas tant l&#39;Inde que les flots de touristes qui m&#39;avaient plomb&eacute; l&#39;exotisme. Pancakes, petits-d&eacute;jeuners &agrave; l&#39;anglaise, &agrave; la fran&ccedil;aise, &agrave; l&#39;isra&eacute;lienne, &agrave; l&#39;italienne, organisation des rapports &agrave; la fois artisanale et tr&egrave;s cadr&eacute;e, pas de petits guides comme en Afrique ou au Maghreb, des ribambelles de caf&eacute; internet, de jeeps pour handicap&eacute;s du croupion, de restaurants made for blancs&#8230;<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nDring&nbsp;!!!!!!!!!!!!!!!! C&#39;&eacute;tait Lewis Carol qui m&#39;appelait pour me dire &ccedil;a y est, il &eacute;tait d&eacute;cid&eacute;, il allait se suicider, un monde comme le mien (il me personnalise toujours beaucoup) ne valait pas la peine d&#39;&ecirc;tre v&eacute;cu, je n&#39;&eacute;tais qu&#39;une gratte-papier sans c&oelig;ur ni fantaisie quand lui &eacute;tait un Artiste Enorme, que l&#39;on pers&eacute;cutait dans le but de l&#39;emp&ecirc;cher de produire ses &oelig;uvres d&eacute;rangeantes, bouleversantes, fracassantes, allo, allo, je vous entends pas bien. Vlang, j&#39;avais racroch&eacute;.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nC&#39;&eacute;tait l&#39;heure de d&eacute;jeuner. J&#39;ai mang&eacute; tristement &agrave; la cantine un poulet mort sur ses pattes pouss&eacute;es de traviole, une pur&eacute;e-h&ocirc;pital, et une cr&egrave;me caramel qui s&#39;est &eacute;tal&eacute;e tout le long de mon assiette comme un chat malade en voiture. Les deux coll&egrave;gues avec qui je mangeais se montaient le bourrichon sur la r&eacute;organisation des bureaux promise comme une brimade par super Nana, notre chef spirituelle, pas psychologue pour un sous. L&#39;une r&acirc;lait qu&#39;elle aurait moins d&#39;espace pour mettre sa corbeille &agrave; papier et l&#39;autre r&acirc;lait comme un m&ocirc;me de ce qu&#39;elle allait devoir partager son bureau quand elle avait toujours v&eacute;cu seule (au bureau, ailleurs, elle &eacute;tait mari&eacute;e cette pintade laide).&nbsp;\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nL&#39;apr&egrave;s-midi s&#39;est tra&icirc;n&eacute; douloureusement sur le ventre, j&#39;avais envie de m&#39;enfuir. Heureusement, madame Irma, qui n&#39;est pas toujours emmerdante, m&#39;a bien fait rire en me jouant des morceaux de sa pi&egrave;ce, mont&eacute;e sur le bureau de Saint Fran&ccedil;ois. Sous-super-nana est rentr&eacute;e dans notre bureau (c&#39;est surtout &ccedil;a qui m&#39;a fait rire), et elle a dit &agrave; madame Irma&nbsp;:\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tMais madame Pougnat (c&#39;est son nom), que faites-vous l&agrave;?\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tJe cherche un dossier, a r&eacute;pondu l&#39;autre sans se d&eacute;monter.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tSur le bureau de Fran&ccedil;ois Georges?!\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tOui, o&ugrave; voulez-vous que cela soit? Puisque c&#39;est un dossier &agrave; lui!\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tMais vous &ecirc;tes debout SUR son bureau! A protest&eacute; l&#39;autre.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tEt alors? A r&eacute;torqu&eacute; madame Irma. Chacun sa fa&ccedil;on de chercher non? C&#39;est pas r&eacute;glement&eacute; &ccedil;a aussi non?!\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tEuh&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nLa sous-super-nana est resortie, pantoise, comme la sup n&#39;&eacute;tait pas l&agrave;, elle savait pas trop. Fallait-il s&eacute;vir ou pas&nbsp;?<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nAvec tout &ccedil;a, c&#39;&eacute;tait l&#39;heure de partir, j&#39;ai fil&eacute; comme une voleuse, j&#39;avais une envie folle de revoir Baba et le petit prince que j&#39;ai trouv&eacute;s en train de faire une partie d&#39;awal&eacute; en buvant le Bayley&#39;s qu&#39;on avait achet&eacute; au Duty free.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nLa journ&eacute;e &eacute;tait termin&eacute;e, et je me sentais comme elle. Fi-nie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&#39;ai repris le boulot au retour d&#39;Inde. &nbsp; Bizarre d&#39;aller bosser comme l&#39;un, le petit prince, faisait des crayons de couleur que la table de la salle &agrave; manger (il a d&eacute;cr&eacute;t&eacute; qu&#39;il ne pouvait pas rentrer chez lui, c&#39;&eacute;tait trop vide apr&egrave;s l&#39;Inde, et le frigidaire avait mauvaise haleine) et l&#39;autre, Baba, lisait toujours &#8230;<a class=\"post-readmore\" href=\"http:\/\/mariechotek.com\/?p=52\">read more<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/52"}],"collection":[{"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=52"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/52\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=52"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=52"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/mariechotek.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=52"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}