{"id":97,"date":"2006-10-18T16:23:21","date_gmt":"2006-10-18T16:23:21","guid":{"rendered":"http:\/\/mariechotek.com\/?p=97"},"modified":"2006-10-18T16:29:01","modified_gmt":"2006-10-18T16:29:01","slug":"La fille du cheval roumain (la suite)","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/mariechotek.com\/?p=97","title":{"rendered":"La fille du cheval roumain (la suite)"},"content":{"rendered":"<p align=\"justify\">\nJe suis arriv&eacute;e au bar un peu d&eacute;prim&eacute;e par ma r&eacute;union avec Louis XIV et ses ouailles (nous). Je n&#39;&eacute;tais pas sp&eacute;cialement ravie &agrave; l&#39;id&eacute;e d&#39;une &laquo;&nbsp;fusion&nbsp;&raquo;, ou d&#39;un &laquo;&nbsp;rapprochement&nbsp;&raquo; avec nos homologues de la Banque artistique, qui tendaient &agrave; se prendre pour les Mazarins du buveur de chocolat mousseux, ce qui se traduisait par des messes basses dans les couloirs et en r&eacute;union, sans oublier un traitement de nous, les gens du placement, pour le moins aristo-ploucs (ici, aux pieds, couch&eacute;, pas bouger). Je sentais surtout que j&#39;allais avoir des tas de couches de chefs au-dessus de moi, madame Irma, monsieur Henri, Louis XIV, Goebbels (son directeur de c&oelig;ur, un &eacute;pouvantable pervers crypto-nazi des milieux professionnels qui, en plus, ne s&#39;adressait qu&#39;&agrave; vos seins ou &agrave; votre derri&egrave;re), sans oublier Quick et Fluke, deux jeunes cadres dynamiques au service du Roy, plut&ocirc;t sympas mais pas fort &eacute;panouissants pour la self-confidence et l&#39;ind&eacute;pendance d&#39;esprit.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nJ&#39;ai racont&eacute; &ccedil;a &agrave; Aveline qui a aimablement compatit. Elle travaille chez elle, en free lance, maquettiste et graphiste, elle gal&egrave;re parfois 20 heures par jour pour un contrat juteux &agrave; ne pas laisser passer, mais elle n&#39;a personne sur le dos et comme elle commence &agrave; &ecirc;tre un peu connue dans le milieu, voil&agrave; qu&#39;elle va embaucher une assistante, pour l&#39;aider.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tViens bosser avec moi, Marie, on va bien s&#39;amuser!\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tJe sais pas dessiner et j&#39;ai aucun sens artistique.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tTu &eacute;criras les chapeaux!\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tAvo, faut pas tout m&eacute;langer, Sh&eacute;h&eacute;razade ne peut pas &ecirc;tre patronne le jour et conteuse la nuit&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tT&#39;as raison bouffite, je te vire.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nEt elle a poursuivit son histoire.\n<\/p>\n<p><!-- more --><\/p>\n<p align=\"justify\">\nLa fille du cheval roumain, Ir&eacute;na donc, avait enfourch&eacute; Gricha, le cheval, pour tenter sa chance ailleurs (et lui sauver la peau sur les os). Ils ont galop&eacute; longtemps, longtemps, traversant Bucarest de nuit et &ccedil;a valait mieux, c&#39;&eacute;tait pas beau. Plein de b&eacute;ton et de grandes avenues vides, le cheval n&#39;aimait pas et Ir&eacute;na avait la nostalgie de ses Carpates sauvages o&ugrave; les ours, parfois, viennent visiter votre sac &agrave; main la nuit.\n<\/p>\n<p align=\"justify\">\nIls continuent jusqu&#39;&agrave; la fronti&egrave;re avec euh un autre pays, qu&#39;ils franchissent d&#39;un seul bond, l&#39;Europe europ&eacute;enne, c&#39;est-&agrave;-dire riche et prot&eacute;g&eacute;e, n&#39;est plus tr&egrave;s loin. Les voil&agrave; &agrave; Paris. Ils font sensation, la police de Sarko n&#39;est pas mont&eacute;e, les gardes R&eacute;publicains ne servent qu&#39;&agrave; faire joli (bof), il n&#39;y a donc personne pour rivaliser avec eux dans la capitale.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tVos papiers! Demande un policier pr&eacute;pos&eacute; &agrave; cette phrase.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nLe cheval sort son carnet de vaccination et Ir&eacute;na, sa m&eacute;daille de la saint-Jean coinc&eacute;e entre ses mamelles chevalines. Le policier manque de tourner de l&#39;&oelig;il (quelle paire mazette). Ils en profitent pour s&#39;esquiver et, sur les conseils amicaux d&#39;un jeune roumain (ou roumaine) rencontr&eacute; par hasard dans le bois de Vincennes, ils vont d&icirc;ner aux restos du c&oelig;ur de la Villette. Ir&eacute;na parle fran&ccedil;ais, sa m&egrave;re a fait la route, en France, dans sa jeunesse. En discutant avec une des dames patronnesses, elle d&eacute;gote le nom de la fille de cette dame &agrave; contacter, Rosie, qui travaille dans un cirque qui cherche, justement, une &eacute;cuy&egrave;re.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\t&ccedil;a c&#39;est du bol, je dis pensivement le nez dans mon rouge, moi, dame cheval ou pas, j&#39;aurais jamais ce bol l&agrave;&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tTout le monde ne na&icirc;t pas princesse, me r&eacute;torque Aveline.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nLe lendemain, Ir&eacute;na appelle Rosie.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tYeaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah! Glapit cette derni&egrave;re au t&eacute;l&eacute;phone. So lovelyyyyyyyyyyyyyyy! So greattttttttttttttttttttttt!\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nIr&eacute;na a quelque difficult&eacute; &agrave; faire coller le portrait de la fille Rosie avec la m&egrave;re, dame patronnesse, Ma&iuml;t&eacute; de Castillac. Elle lui explique qu&#39;elle est partie de Roumanie &agrave; dos de cheval, une merveilleuse b&ecirc;te, et qu&#39;elle d&eacute;sire postuler au poste d&#39;&eacute;cuy&egrave;re.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tAre you en r&egrave;gle concernant your papiers? Demande Rosie d&#39;un ton moins enjou&eacute;.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nIr&eacute;na est surprise, elle pensait les gens du cirque plus souples que &ccedil;a, en tout cas moins bureaucratiques que les agents de Police pr&eacute;pos&eacute;s &agrave; la phrase.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tRoumania is very bient&ocirc;t dans la Communaut&eacute; de l&#39;Europe, elle plaide, no need papiers&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tI regret my girl, r&eacute;torque Rosie, we don&#39;t want to have problems, if you work for us, you must have papiers en r&egrave;gle!\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nEt elle raccroche, vlang. Ir&eacute;na a le temps de se demander pourquoi la fille de Ma&iuml;t&eacute; de Castillac parle anglais (un anglais bizarre)&nbsp;et non pas fran&ccedil;ais, avant que cela ne cogne &agrave; la cabine de t&eacute;l&eacute;phone.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tVos papiers! Braille un agent de police post&eacute; devant.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tOOOh shit! Elle a envie de hurler.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nGricha, rest&eacute; devant la cabine, mordille l&#39;&eacute;paule du policier. Qui du coup se retourne et lui flanque un coup de matraque &eacute;lectrique. Ce qui ne plait pas &agrave; Gricha. Qui lui envoie une vol&eacute;e de coups de sabots. Le flic est par terre, en sang. Gricha et Ir&eacute;na s&#39;enfuient.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nAu soir venu, en &eacute;coutant la radio dans un magasin de v&ecirc;tements, Ir&eacute;na apprend qu&#39;un agent de police a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; en sang, apr&egrave;s un guet-apens, organis&eacute; par 50 jeunes de banlieue, qui l&#39;ont ensuite l&acirc;chement caillass&eacute;. Ir&eacute;na se sent mal. Ce n&#39;&eacute;tait pas bien de frapper ce fonctionnaire, c&#39;est moche de faire porter le k&eacute;pi &agrave; d&#39;autres&#8230; en m&ecirc;me temps, ils n&#39;avaient pas le choix, elle et Gricha. Que faire&nbsp;? La vendeuse la regarde d&#39;un air d&eacute;go&ucirc;t&eacute;, en se pin&ccedil;ant le nez, elle sort un vaporisateur qu&#39;elle actionne vigoureusement dans le magasin (en direction d&#39;Ir&eacute;na), &ccedil;a sent le cheval, elle r&acirc;le avec force pantomimes de d&eacute;go&ucirc;t, ralalala, cheval num&eacute;ro 6 de chez Dehors&#8230;<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nIr&eacute;na sort, tr&egrave;s triste. Que va-t-elle devenir&nbsp;? Elle est seule, eh je suis l&agrave; moi&nbsp;! (le cheval), sans domicile fixe ou non, sans un sous&#8230;\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tC&#39;est Zola c&#39;t&#39;histoire ma petite, je ricane &agrave; Aveline.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tNon, c&#39;est la vie, elle me r&eacute;plique.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nErrant dans les rues, poursuivie par une cohorte de fonctionnaires de police (vos papiers&nbsp;!), elle r&eacute;ussit &agrave; leur &eacute;chapper en sautant tr&egrave;s tr&egrave;s haut par-dessus un mur (contre lequel ils se fracassent comme dans les films), et l&agrave; voil&agrave; atterrie dans un jardin.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nDans le jardin, il y a un petit gar&ccedil;on assis dans un fauteuil roulant. Il a de longues boucles noires, des longs cils bruns, &nbsp;un visage &agrave; la peau brune, en un mot, une t&ecirc;te de petit gitan.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tQui es-tu toi? Demande-t-il &agrave; Ir&eacute;na.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nIl a parl&eacute; la langue des Roms. Ir&eacute;na sent comme un soleil dans sa poitrine.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tJe suis Ir&eacute;na, from Carpates, and you euh et toi?\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tJe m&#39;appelle Miro, je viens de Bosnie, je suis gitan d&#39;Herz&eacute;govine&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tEncore! Je m&#39;exclame. Y sont partout ces Bosniaques! (ce qui me rappelle de t&eacute;l&eacute;phoner vite vite &agrave; Hanan que j&#39;ai un peu d&eacute;laiss&eacute;e avec tout &ccedil;a).\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tChut&#8230; proteste Aveline.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tJe peux continuer? S&#39;agite Miro.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tVas y! Je lui dis, un peu honteuse.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nLe petit gar&ccedil;on vit tout seul avec son grand-p&egrave;re et sa grand-m&egrave;re. Ses parents sont des gitans qui font de l&#39;import-export sur les routes d&#39;Europe et d&#39;Asie, la caravane de la soie, ils lui ont promis P&eacute;kin pour ses 10 ans et il attend. Dans son fauteuil roulant. Le jardin est joli, tr&egrave;s vert, avec des fleurs que je connais pas le nom.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tca sent bizarre&#8230; il fait en fron&ccedil;ant le nez. Tu sens comme une fleur&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tDes g&eacute;raniums et des b&eacute;gonias, je pr&eacute;cise, c&#39;est &ccedil;a les fleurs du jardin.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tEuh&#8230; fait Ir&eacute;na &agrave; l&#39;enfant, avec sa bonne vieille douleur d&#39;odeur qui lui remonte &agrave; la gorge.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tLe lilas? Tusens &ccedil;a? Insiste le gamin.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tLe cheval, r&eacute;pond le cheval.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tMerci mec, fait Ir&eacute;na &agrave; son cheval.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tPourquoi tu es dans ce fauteuil? Lui demande Ir&eacute;na.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tPour faire joli, r&eacute;pond le gar&ccedil;on.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tNon?!\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tNon! Quelle gourde! J&#39;ai perdu l&#39;usage de mes jambes pendant la guerre&#8230; un obus&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tAh&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tJe peux m&ecirc;me pas passer au Guerr&eacute;thon! Il soupire. La guerre, on est trop de gens&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tS&ucirc;r, r&eacute;pond Ir&eacute;na mal &agrave; l&#39;aise.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nElle a du mal &agrave; d&eacute;tacher ses yeux du spectacle de ce petit gar&ccedil;on clou&eacute; sur sa chaise.\n<\/p>\n<ul>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tEt toi? Qu&#39;est-ce que tu fais l&agrave;?\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tJe&#8230; Ir&eacute;na prend une inspiration. J&#39;essaye de faire ma vie&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tDe trouve un mec! Ajoute Gricha, tout joyeux.\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tAh, pas facile, y a d&eacute;j&agrave; beaucoup de Fran&ccedil;aises toutes seules, soupire le gosse&#8230; alors&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tC&#39;est pas tout &ccedil;a! Me fait Aveline, c&#39;est l&#39;heure que je file prendre mon train!\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tAh non! Je proteste. Je veux conna&icirc;tre la fin!\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tTu attendras la semaine prochaine, je vais voir ma grand-reume les jours qui viennent!\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tAh non!\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tEh si! et passe voir ta baba, &ccedil;a n&#39;a pas 20 ans devant soi une baba!\n\t<\/div>\n<\/li>\n<li>\n<div align=\"justify\">\n\tJe dois la voir ce week-end&#8230;\n\t<\/div>\n<\/li>\n<\/ul>\n<p align=\"justify\">\nEt Aveline file telle la bise, sa carte orange en main, ses nombreux foulards, sacs et parapluies dans les bras.<br \/>\n&nbsp;<br \/>\nJe rentre chez moi, je pense &agrave; un petit gar&ccedil;on assis dans un fauteuil roulant au milieu d&#39;un jardin parisien. En arrivant &agrave; Tintamarre, je sers longuement Ernesto dans mes bras comme si c&#39;&eacute;tait mon fils sauv&eacute; des eaux. L&acirc;che moi, il me fait, tu sens le cheval. Je ris, jaune, me renifle, ras, et m&#39;en vais me coucher.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je suis arriv&eacute;e au bar un peu d&eacute;prim&eacute;e par ma r&eacute;union avec Louis XIV et ses ouailles (nous). 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